La quĂȘte infinie du repas parfait
- godindelphine
- 3 avr. 2025
- 1 min de lecture
Chez moi, lâalimentation, câest un sport extrĂȘme. Pas question de parler dâĂ©quilibre ou de diversitĂ©. Ici, câest la survie qui prime.
Parce quâavec Alexandre, tout est une histoire de phases. Il y a la pĂ©riode pain au chocolat (matin, midi et soir), puis celle des cĂ©rĂ©ales (mais attention, uniquement celles dans la boĂźte bleue). Ensuite, la grande Ăšre des twist⊠jusquâau jour oĂč, sans prĂ©venir, il dĂ©clare : "jâaime pas" Pardon ?! AprĂšs avoir fait un stock comme si je prĂ©parais une guerre nuclĂ©aire, voilĂ que câest devenu immangeable.
Les repas ? une expĂ©dition pĂ©rilleuse. Pas de mĂ©lange, des couleurs bien sĂ©parĂ©es. MĂȘme faire des pĂątes, relĂšve dâun exploit sportif ! Spaghetti ? « beurk, ce sont des vers de terre ! ».
Alors, je jongle. On vit des pĂ©riodes faijtas matin, midi et soir, puis burger maison, puis coquillettes-steack hachĂ©. En ce moment câest sandwich jambon-beurre-fromage-tomates-Ćuf-salade. Je savoure, il y a au moins un peu de lĂ©gumes. Mais cette phase ne durera pas.
Ce qui est surprenant, câest la maniĂšre dont Alexandre traverse ces phases alimentaires. Un goĂ»t validĂ© devient une obsession puis un rejet.
Le vrai dĂ©fi, câest dâanticiper le switch. Ce moment oĂč ce qui est le Graal devient subitement lâennemi public numĂ©ro un. Parce que tu peux passer trois heures Ă prĂ©parer un repas en te fĂ©licitant dâavoir trouvĂ© LA formule magique⊠et te retrouver, aprĂšs une journĂ©e bien remplie, en pyjama sous le manteau, errant dans les rayons de Lidl, avec cette question existentielle : "Bon, câest quoi la nouvelle phase ?"